Alimentation et santé mentale

Alimentation et santé mentale

Alimentation et santé mentale : ce que votre assiette fait vraiment à votre cerveau


On parle beaucoup de l'alimentation pour le corps, pour le poids, la digestion, le cholestérol. Mais ce que vous mettez dans votre assiette influence aussi directement votre humeur, votre anxiété, votre rapport à vous-même. Et ça, on en parle encore bien trop peu.Une alimentation adaptée peut devenir un véritable allié pour le quotidien, surtout lorsqu’elle est combinée à des pratiques comme la sophrologie.


L'intestin, notre deuxième cerveau , ce n'est plus une métaphore ! 


Vous avez peut-être entendu parler du microbiote intestinal : ces milliards de bactéries qui vivent dans notre ventre. Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est qu'elles ne se contentent pas de digérer nos repas. Elles communiquent en permanence avec notre cerveau, via ce que les chercheurs appellent l'axe intestin-cerveau.

Ce dialogue se fait notamment à travers le nerf vague, véritable autoroute d'informations entre nos deux "cerveaux". Et le sens de communication ? Il est bidirectionnel mais environ 80 % des signaux remontent de l'intestin vers le cerveau, et non l'inverse.


Quelques chiffres :  

95 % de la sérotonine (hormone du bien-être) est produite dans l'intestin
500 M de neurones tapissent notre système digestif
38 T de bactéries dans notre microbiote, autant que nos propres cellules

 Ce que cela signifie concrètement : quand notre microbiote est perturbé  par une alimentation pauvre en fibres, ultra-transformée, ou par le stress chronique , c'est notre humeur, notre sommeil et notre capacité à gérer les émotions qui en pâtissent. La psychiatrie nutritionnelle est d'ailleurs un champ de recherche en plein essor, qui explore justement ces liens entre régimes alimentaires et troubles comme la dépression ou l'anxiété. 

Concrètement, ce que vous mangez peut nourrir… ou fragiliser votre mental


Ce n'est pas une question de régime miracle. C'est une question de comprendre que certains aliments soutiennent activement le cerveau, tandis que d'autres l'épuisent.
Ce qui nourrit le cerveau : 

    Les oméga-3 (noix, graines de lin, de chanvre, algues) : essentiels à la structure des neurones et reconnus pour leur rôle protecteur contre la dépression.
    Le tryptophane , précurseur de la sérotonine se trouve en bonne quantité dans les légumineuses, le tofu, les graines de courge ou les noix de cajou.
    Les antioxydants des végétaux : fruits, légumes, herbes aromatiques réduisent l'inflammation chronique de bas grade, un facteur désormais associé aux troubles de l'humeur.
    Les fibres prébiotiques (ail, poireau, avoine, légumineuses) nourrissent les bonnes bactéries du microbiote et soutiennent indirectement la production de neurotransmetteurs.

Ce qui fragilise l'équilibre mental


    Le sucre en excès : les pics glycémiques sont directement liés à l'irritabilité, la fatigue mentale et les sautes d'humeur. La chute qui suit provoque une sensation d'anxiété que beaucoup confondent avec du stress émotionnel.
    Les aliments ultra-transformés : plusieurs études épidémiologiques récentes pointent une corrélation significative entre leur consommation régulière et un risque accru de dépression.
    La carence en fer, B12, vitamine D ou magnésium peut provoquer une fatigue profonde, de l'irritabilité et des symptômes anxieux souvent traités à tort comme des "problèmes de tête".

La bonne nouvelle ? Une alimentation riche en végétaux , légumineuses, céréales complètes, fruits, légumes, noix et graines est l'une des approches les mieux documentées pour soutenir à la fois la santé physique et la santé mentale.

Mais l'alimentation, c'est aussi une relation et ça, c'est autre chose


Parler de nutriments et de microbiote, c'est essentiel. Mais réduire l'alimentation à une équation biochimique, c'est passer à côté de quelque chose de fondamental : nous ne mangeons jamais uniquement pour nous nourrir.

Nous mangeons pour nous réconforter après une journée difficile. Nous mangeons par habitude, par stress, par ennui, par besoin de contrôle. Nous mangeons ou nous ne mangeons pas en fonction de l'image que nous avons de notre corps. Nous avons des règles alimentaires souvent inconscientes, des aliments "interdits" et des aliments "permis", des culpabilités qui surgissent après certains repas.

Ces comportements ne sont pas des défauts de caractère. Ce sont des réponses émotionnelles apprises, souvent très anciennes  qui se rejouent à chaque repas.

Les compulsions alimentaires, le grignotage émotionnel, les restrictions qui s'enchaînent avec des excès, la difficulté à écouter les vraies signaux de faim et de satiété, l'image du corps vécue comme un combat… Ce sont autant de manifestations d'une relation au corps et à la nourriture qui souffre. 


C'est ici que la sophrologie entre en jeu


La sophrologie travaille là où beaucoup d'autres approches s'arrêtent : dans le lien entre le corps et les émotions. Elle ne prescrit pas de régime, ne juge aucune alimentation, elle invite à revenir à soi, à écouter le corps autrement.

Dans un accompagnement sophrologique centré sur l'alimentation, nous pouvons travailler sur :

  • La reconnexion aux sensations corporelles : apprendre à distinguer la faim physique de la faim émotionnelle, retrouver le plaisir de manger sans culpabilité.
  • Les déclencheurs émotionnels des comportements alimentaires : identifier ce qui précède les compulsions, les grignotages automatiques, les restrictions et développer d'autres ressources.
  • L'image du corps : déposer les jugements, accueillir le corps tel qu'il est aujourd'hui, avec plus de douceur et moins de conflit.
  • La régulation du stress : car le stress est l'un des principaux perturbateurs de l'alimentation intuitive et la sophrologie est un outil particulièrement efficace pour le réguler.
  • La mise en place de nouveaux rituels : un rapport à l'alimentation qui soit ancré dans le soin de soi plutôt que dans la performance ou la punition.

Cet accompagnement ne remplace pas un suivi nutritionnel ou diététique, il le complète, en s'adressant à la dimension psycho-corporelle que les conseils alimentaires seuls ne peuvent atteindre.

Mon approche


Je m'appelle Maeva, je suis Sophrologue et végane depuis douze ans. Mon parcours personnel m'a amenée à explorer très tôt les liens entre alimentation, corps et bien-être mental  et ma formation en alimentation végétale à la Sorbonne n'a fait qu'approfondir cette conviction.

Aujourd'hui, j'accompagne des personnes qui souhaitent transformer leur relation à l'alimentation et à leur corps  non pas en suivant un énième programme, mais en développant une connaissance d'elles-mêmes qui dure. J'accueille chaque personne là où elle en est, sans jugement, avec une bienveillance qui est pour moi la condition de tout vrai changement.

Mon accompagnement est particulièrement adapté si vous êtes déjà suivi·e par un·e professionnel·le de santé (diététicien·ne, médecin, nutritionniste) et souhaitez travailler en parallèle sur le versant émotionnel et corporel de votre relation à l'alimentation.

Maeva Boujot Sophrologue certifiée

· Formée en alimentation végétale · Co-auteure de l'ebook Petites mains en cuisine · Accompagnement en présentiel et en ligne

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